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A Mosaic Story - French



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This story was created by participants of Winterfest, piece by piece to create the collective whole. Thanks to eveyone who contributed in the creation of such a wonderful story.

                                                                                                         

Catherine se hâta de descendre, extrêmement intriguée par l'invitation au "café philosophique" qu'elle avait reçue pour ce soir... non en plein Manhattan, mais bien En-Bas. Cela changeait des représentations enfantines. Mais qui avait donc organisé ceci ? Oh! C’était Vincent qui, à la demande de Père, avait organisé cette réunion. Les cours de philosophie n’étaient pas chose rare ci-dessous, mais se faisaient pendant les heures de classe. Cette fois ci, tout le monde était convié, aussi bien les enfants que les adultes à disserter sur un sujet choisi d’un commun accord. C’était une première et une excellente idée.
Catherine, ayant achevé le trajet en compagnie de Brooke puis salué tout le monde, tenta d'aller s'asseoir dans un coin discret - ce n'était pas un prétoire, n'est-ce pas - mais Vincent ne voulut rien entendre et elle se retrouva au premier rang.
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Pauvre Catherine, la voilà devenue le point de mire de tout le monde. Qu’allait-elle bien pouvoir raconter ? Elle se demandait si elle serait à la hauteur. Mais Vincent s’était assis à côté d’elle, ce qui la rassurait. Sentant son inquiétude, Il lui prit la main avec précaution et ils restèrent ainsi, attendant l’intervention de père. Ce dernier les regarda d’un air désapprobateur, mais ne dit rien. Catherine, apaisée au contact de Vincent, se força à plus de détachement. Avec une assistance aussi variée, elle devina que le débat allait être bien plus spontané que ses cours de jadis, jargonnants et croulant sous les citations ; elle eut un sourire. Père addressa l'assemblé. "Vous connaissez tous la manière dont nous vivons En-Bas. Vous avez peut-être entendu dire que notre petite société observe une certaine philosophie. Comment la définirez-vous cette attitude que nous est si chère?" Samantha leva la main avec enthousiasme et Père lui fit signe de parler : "la synergie, Père ?" Certes, en nous réunissant tous ensemble, en mettant le meilleur de nous-mêmes au service des autres, nous avons réussi à créer une communauté où il fait bon vivre, au sein de laquelle chacun est plus heureux qu’il ne l’aurait jamais été en vivant seul avec sa détresse. C’est bien, Samantha. D’autres propositions ?
« la solidarité, Père ? » enchaîna Jeoffrey.

"Bien sûr, Geoffrey ! Entre nous comme avec nos Aides. Quelles formes prend cette solidarité ? Et pour quelles raisons est-elle indispensable ? Exprimez-vous, les plus jeunes d'abord". Avant même que quelqu’un ait pu répondre, on entendit une petite voix au fond de la pièce : « j’ai faim ». La petite Cathy, du haut de ses trois ans, se trémoussait sur les genoux de sa mère. « Chut », lui dit-elle.
"Il faut nous entraider pour avoir assez à manger toute l'année !", s'écria Eric. Père fronça un peu le sourcil mais dit : "C'est juste, jeune impulsif. Et comment aidons-nous en retour les amis qui nous fournissent ?"
Les réponses fusèrent d’un peu partout : « nous leur offrons notre amitié », « nous les soignons quand ils sont seuls et malades », « nous les cachons quand ils sont en danger », « nous les invitons à fêter Winterfest tous ensemble » , « nous promenons leurs chiens au Parc », « nous fabriquons des bijoux quand Mouse nous rapporte des pierres ou des cristaux » Père ne savait plus où donner de la tête. Cela est vrai, dit-il. Et que signifie pour vous, partager la même lumière du cœur ?
À ce stade, Catherine avait déjà oublié sa gêne initiale et s'était prise au jeu (jeu sérieux !). Elle leva la main et prit la parole aussitôt : "Ne jamais être seul. Trouver chaleur et lumière les uns auprès des autres. Avoir foi en la même entreprise". Vincent rajouta « aimer, savoir donner de l’amour aux autres, en recevoir en retour. N’est-ce pas à cela qu’aspire en fin de compte l’être humain ? »
Se tournant vers Catherine, il la regarda dans les yeux et dit en souriant « suivre la voix de son cœur ».

Catherine en perdit presque le souffle et tout à fait la parole ! Hypnotisée par le regard de Vincent et la surprise d'entendre ces paroles prononcées ici et maintenant, elle n'avait même plus conscience du groupe qui les entourait. L’allusion était explicite. Elle comprit à cet instant que Vincent avait pris une décision importante quant à leur futur et la manière dont il envisageait l’évolution de leur relation. Il avait souhaité en informer la communauté toute entière, s’exposant ainsi aux foudres de Père et à son incompréhension. Père pourrait bien tempêter plus tard... Du fond de son cœur et à travers son propre regard, elle transmit à Vincent toute la profondeur de sa reconnaissance. Et de son amour.